Newsletter N°4, Août 2026 – Le Réseau Guyacoop se transforme

AOÛT, 2026 N° 4
RÉSEAU GUYACOOP INTERNATIONALE

NewsletterN° 4

La Guyane devient membre associé de la CARICOM

Le Réseau en action : Actu 60

Actu 1 – Bilan semestriel 2026 : de l’intention à l’action

Un réseau jeune peut-il, en six mois, devenir un interlocuteur reconnu ? Le Réseau Guyacoop répond par les faits.

Ce premier semestre 2026 aura été celui de la structuration assumée. Chaque brique posée a préparé la suivante : on ne mobilise bien que ce que l’on a d’abord identifié, on ne soutient bien que ce que l’on a d’abord compris.

Couverture du rapport semestriel Guyacoop - Six mois, une mue

Il a créé un rendez-vous territorial, le CaféCoop, structuré son premier groupe thématique Jeunesse & Mobilité, ouvert deux chantiers internationaux avec le Sénégal et la Guinée, et obtenu la reconnaissance du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères à travers une convention triennale.

Ces chiffres ne racontent pas la totalité de l’histoire. Ils en disent néanmoins l’essentiel : une structure qui passe de l’intention aux actes, avec méthode et sans précipitation.

En six mois, le réseau a co-organisé six événements, rassemblé cinq collectivités membres, diffusé trois newsletters, recensé plus de 210 appels à projets et dispositifs, et signé deux conventions au titre du programme VIES Caraïbes.

Le rapport semestriel complet est disponible. Nous vous invitons à le consulter pour mesurer l’ampleur du chemin parcouru, et la hauteur de celui qui reste à parcourir.
Cliquez ici pour consulter le document complet.

Actu 2 – Volontariat : la Guyane s’engage, le réseau accompagne

Il suffit parfois d’une traversée pour changer une vie. Deux missions de volontariat international, portées par France Volontaires en partenariat avec les communes membres du réseau, illustrent aujourd’hui ce que la coopération décentralisée produit de plus concret : des jeunes Guyanais qui partent, s’aguerrissent, et reviennent enrichir durablement leur territoire.

Drapeau du Guyana

Au Guyana, une mission de Service Civique International de six mois a été ouverte au sein de l’Alliance Française de Georgetown. Programmation culturelle, appui pédagogique, promotion de la francophonie, création de contenus, sont entre autres expériences en vue.

Drapeau du Suriname

Au Suriname, une mission de Volontariat de Solidarité Internationale de douze mois attend à l’Alliance Française de Paramaribo. Animation culturelle, accueil des publics, coopération avec des partenaires de Guyane. La mission s’inscrit dans le programme Interreg Caraïbes. Elle est réservée aux volontaires résidant en Guyane.

Le ou la volontaire s’intègre à un réseau institutionnel rare, au carrefour de l’Ambassade de France et d’un public caribéen et multiculturel. La mission débute en octobre 2026. Elle est portée par les communes de Mana et Macouria, lauréates du programme VIES Caraïbes.

Ces deux missions témoignent que la mécanique du volontariat international fonctionne depuis la Guyane. Le réseau Guyacoop, opérateur de référence, en est l’un des rouages décisifs.

Actu 3 – Mouvement du Nid : quand la coopération internationale protège l’enfance

Qu’est-ce qu’un réseau de coopération internationale fait dans une salle où l’on parle de protection de l’enfance ? La réponse tient sur une carte.

Dans l’arc amazonien, des réseaux prostitutionnels s’installent en même temps que les chantiers d’orpaillage illégal, là où l’État peine à intervenir. En Martinique, les femmes accompagnées par le Mouvement du Nid viennent en majorité de République dominicaine, d’Haïti, du Venezuela et de Colombie.

Les frontières que traverse ce système sont précisément celles sur lesquelles la coopération internationale travaille au quotidien : Suriname, Brésil, Guyana, bassin caribéen.

C’est dans cette logique que le réseau Guyacoop a accompagné, les 15 et 17 juillet à Cayenne et Saint-Laurent-du-Maroni, la formation organisée par le Mouvement du Nid France-Martinique sur le système prostitutionnel et la prostitution des mineurs. Cette journée a réuni professionnels de l’accompagnement social, de l’éducation, de la santé et de la prévention.

Derrière des expressions devenues banales comme koké pou ni, michtonnage, sugar dating, se cache la même réalité de la prostitution. Nommer, identifier, savoir à qui signaler : c’est ce que cette journée a changé pour les participants.

Tout mineur qui se livre à la prostitution, même occasionnellement, est réputé en danger. Le savoir ne suffit pas. Savoir quoi faire ensuite, c’est autre chose. C’est précisément ce que cette formation a outillé.

Le développement des territoires ne peut être dissocié du respect des droits fondamentaux. C’est une conviction que le réseau Guyacoop porte sans équivoque.

La Guyane en 60 jours : Opportunités à saisir

1- Appel à projets – Fondation MUTAC 2026

En Guyane, terre de jeunesse, nos aînés risquent l’invisibilité, au détriment de leurs savoirs précieux.

Pour y remédier, la Fondation MUTAC, forte de dix ans d’engagement, lance son appel à projets 2026. Il s’adresse aux structures de l’Économie Sociale et Solidaire désireuses de développer une action réellement innovante, nouvelle méthode, outil ou gouvernance, pour lutter contre l’isolement des seniors ou renforcer le lien intergénérationnel.

Jusqu’à deux lauréats bénéficieront de 20 000 euros chacun pour concrétiser leur projet sur 18 mois. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 28 septembre 2026. Une chance unique de tisser des liens et d’enrichir le vivre-ensemble en Guyane. cliquez ici

2- FASEP Santé 2026 : innover pour moderniser les systèmes de soins

La Direction générale du Trésor ouvre l’appel à projets FASEP 2026, dédié aux solutions innovantes pour la santé. Ce dispositif s’adresse aux PME et start-ups françaises portant des démonstrateurs à fort impact dans les pays en développement, télémédecine, dispositifs mobiles de santé, aide à la décision clinique, modèles de soins intégrés.

Le contexte guyanais, zones sous-médicalisées, communes isolées, pistes difficiles d’accès, fait directement écho aux marchés émergents visés par le dispositif. Les collectivités et structures publiques guyanaises peuvent jouer un rôle clé en tant que bénéficiaire local d’un projet porté par une entreprise candidate.

Financement : entre 200 000 et 500 000 €. Part française exigée : 85 %.
Dépôt des dossiers : 30 septembre 2026
Pitchs à Bercy : novembre 2026 cliquez ici

3- Appel à projets Impact 2026 : le sport comme levier de transformation

L’Agence nationale du Sport lance l’édition 2026 de son appel à projets Impact. Quatre axes prioritaires : adaptation au changement climatique, transformation numérique des structures sportives, inclusion de tous les publics — avec une attention particulière à la santé mentale, Grande cause nationale 2026 — et soutien à l’aide humaine dans le parasport.

Les lauréats bénéficieront d’une subvention pluriannuelle sur trois ans (2026–2028), d’un minimum de 20 000 €, dans la limite de 70 % du budget global. Associations, collectivités, établissements scolaires et acteurs du mouvement sportif guyanais sont éligibles.

Date limite : 30 septembre 2026
impact@agencedusport.fr | Plateforme : Le Compte Asso — code subvention 2311 cliquez ici

Le DOSSIER

La Guyane entre dans la CARICOM — Mais va-t-elle y prendre la parole ?

Le 7 juillet 2026, à Sainte-Lucie, la Guyane est devenue le huitième membre associé de la Communauté caribéenne. Quatorze ans de démarches aboutissent. L’annonce a circulé. Les félicitations ont suivi. Une question s’impose cependant : que vaut réellement ce statut ?

La Guyane devient membre associé de la CARICOM

Ce que le statut associé ouvre, et ce qu’il ferme

Membre associé, la Guyane peut observer les réunions de la Conférence des chefs de gouvernement et participer aux organes de la Communauté. Elle accède à la coopération fonctionnelle : santé, éducation, environnement, gestion des catastrophes, télécommunications, culture et sport.

Mais elle entre sans droit de vote. Sans accès au marché unique caribéen. Sans libre circulation des personnes. Et elle reste soumise, dans l’intégralité de ses engagements, au droit français et au droit de l’Union européenne.

Nous nous asseyons à la table. La plume, elle, reste ailleurs.

La double périphéricité en question

Depuis des années, la condition guyanaise peut se lire à travers ce que l’on pourrait nommer une double périphéricité : loin des centres de décision européens, isolée de ses propres voisins régionaux. Cette adhésion frappe la seconde périphérie. Le statut d’associé, lui, confirme la première.

Ce qui s’ouvre réellement, si nous en faisons un levier

Ce statut n’est pas rien, à condition d’en faire un outil. Des accords bilatéraux avec nos voisins, hors du filtre des accords entre l’Union européenne et les pays tiers, deviennent possibles. Des coopérations concrètes en santé, transports, télécommunications, éducation, environnement s’esquissent. Un débat neuf s’ouvre sur l’octroi de mer. Et la Guyane, avec le Guyana et le Suriname, apporte à une Communauté largement insulaire une identité continentale et amazonienne encore peu explorée.

Le vrai risque

Que ce statut devienne un point d’arrivée plutôt qu’un point de départ. Un simple vernis institutionnel. Un siège n’est pas une voix. Une présence n’est pas une diplomatie.

La suite exige au minimum deux choses : une véritable Direction de la coopération régionale au sein de la Collectivité Territoriale de Guyane, pour animer cette intégration et transformer le siège en stratégie ; et une réflexion sérieuse sur un statut sui generis reconnaissant à la Guyane une compétence propre en coopération régionale.

Le réseau Guyacoop, dont la raison d’être est précisément d’ancrer la Guyane dans ses espaces de coopération, suivra avec la plus grande attention la traduction opérationnelle de cette adhésion historique. La Guyane possède une légitimité amazonienne exceptionnelle sur ces sujets. Il est temps qu’elle prenne la place qui est la sienne dans les espaces où ces questions se décident.

Les prochaines dynamiques du réseau

Groupe thématique Environnement & Eau : le rendez-vous est fixé

La Guyane partage avec le Suriname et le Brésil des bassins versants transfrontaliers majeurs. Le Maroni et l’Oyapock ne sont pas que des fleuves : ce sont des défis communs. L’orpaillage illégal pèse sur la qualité de l’eau. Sept communes, près de 27 000 habitants, soit environ 10 % de la population guyanaise, ne sont pas desservies par la route. Pour ces habitants, l’eau dépend du fleuve et des relations avec la rive voisine.

Ces enjeux dépassent les capacités d’une seule structure. Ils dépassent aussi les frontières administratives. C’est pourquoi le réseau Guyacoop lance officiellement son Groupe thématique Environnement et Eau.

Inscription obligatoire : https://forms.gle/Qb7aWA6kb1xgWhSM6

Invitation - Réunion de lancement du Groupe de travail Environnement et Eau

Dr Benjamin Coovi Dako en Guyane : de riches échanges attendus

Le réseau Guyacoop accueillera très prochainement le Dr Benjamin Coovi Dako dans le cadre d’une mission institutionnelle en Guyane.

Spécialiste reconnu des dynamiques de développement territorial et de coopération internationale, le Dr Dako rencontrera plusieurs acteurs clés du territoire pour des échanges centrés sur le partage de bonnes pratiques.

Au cœur de ces discussions : les modèles de gouvernance de la coopération décentralisée, les leviers d’intégration régionale pour les territoires à géographie complexe, et les synergies possibles entre l’expertise africaine et les défis spécifiques de la Guyane.

Cette mission s’inscrit dans la dynamique portée par le réseau depuis le début de l’année : faire de la Guyane un territoire qui non seulement bénéficie de la coopération internationale, mais qui y contribue avec sa propre expertise.

Restez connectés à nos canaux pour les détails de cet agenda.

Guyane franco-allemande : mobilisons-nous !

Le projet “Guyane franco-allemande : mobilisons-nous !” vise à renforcer la coopération franco-allemande dans ce territoire ultrapériphérique. L’objectif est d’informer, former et mettre en réseau les acteurs locaux (associations, institutions, éducateurs) sur les dispositifs de l’OFAJ et du Fonds Citoyen.

À travers des ateliers de co-construction, il ambitionne de faire émerger des projets bilatéraux concrets et de créer une dynamique durable entre la Guyane et l’Allemagne.

Rendez-vous à retenir :
Une rencontre régionale de 3 jours est prévue du 14 au 16 octobre 2026.

Restez connectés à nos canaux pour tout savoir et participer à ces moments qui s’annoncent très riches.

CORÉOM : la phase 2 se prépare avec vous.

Votre avis compte - Enquête CORÉOM

Les associations ultramarines engagées ou souhaitant s’engager dans la coopération régionale sont invitées, depuis quelques semaines, à répondre au sondage CORÉOM, dans le cadre de l’évaluation de la première phase de ce programme national.

À la fin, il est prévu une vulgarisation des résultats de cette première phase, la capitalisation des enseignements, et le lancement de la phase 2.

Mais avant, nous vous invitons à enrichir cette enquête de vos avis. Pour les acteurs guyanais, c’est une opportunité de peser sur la conception des futurs dispositifs d’appui à la coopération régionale.

Pour accéder au questionnaire : COREOM – Enquête à destination des OSC ultramarines Étape 1 sur 7

Construisons ensemble

La cartographie du réseau s’enrichit, et vous y avez votre place

Qui coopère en Guyane ? Avec qui ? Sur quels sujets ?

Ces questions structurent le travail de cartographie des acteurs que le réseau Guyacoop conduit depuis sa création, pour rendre visibles les dynamiques du territoire, impulser de nouvelles synergies et consolider l’ouverture des acteurs sur l’international.

Une démarche directement alignée sur les préconisations du diagnostic Mondialité, désormais disponible sur notre site.

Lien vers le diagnostic Mondialité : consulter le diagnostic

Dans les prochains jours, le réseau prendra contact avec les acteurs du territoire pour les inviter à renseigner leurs informations via un formulaire dédié. Si vous recevez ce message, c’est parce que votre engagement compte. Vous pouvez également anticiper dès maintenant.

Votre participation à cet exercice est le fondement même d’un outil collectif, utile à tous.

Capture d'écran de la cartographie du Réseau Guyacoop QR code d'inscription sur la cartographie du réseau

Scannez le QR pour vous enregistrer et être identifié sur la cartographie.

Le casse tête

Qui suis-je ?

  • Je suis un fruit, mais je ne suis pas seulement un fruit.
  • En Guyane, mon nom évoque un plat traditionnel que l’on prépare notamment à Pâques.
  • On me reconnaît à ma couleur orangée et à ma chair particulière.
  • On dit même, avec une expression bien connue, que celui qui goûte à mon plat revient toujours au pays…

Qui suis-je ?

Réseau Guyacoop

La Guyane s’engage sur la scène mondiale. Guyacoop, Réseau Régional Multi-Acteurs reconnu par l’État français, réunit les forces vives du territoire, communes, associations, jeunes, institutions, pour construire une coopération internationale concrète, équitable et durable.

Informations pratiques

Guyane française,

L’Accordeur – 1, rue Roland Barrat 97300 Cayenne

Mail : direction@guyacoop.fr

 

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