Bilan semestriel 2026 : le Réseau Guyacoop passe de l’intention à l’action

Six mois d’activité, une trajectoire encourageant, le Réseau Guyane Coopération Internationale (Guyacoop) publie son rapport semestriel d’activités.

Un réseau jeune peut-il devenir, en six mois, un interlocuteur reconnu ? Le Réseau Guyacoop répond par les faits. Ce premier semestre 2026 marque une étape décisive pour la coopération internationale en Guyane. Voici comment.

Qui est le Réseau Guyacoop ?

Le Réseau Guyane Coopération Internationale est le réseau régional multi-acteurs (RRMA) de Guyane. Quatre communes fondatrices l’ont créé : Mana, Macouria, Sinnamary et Maripa-Soula. La Collectivité Territoriale de Guyane a soutenu ce lancement, officialisé les 19 et 20 juin 2025 à Cayenne.

Le réseau poursuit six missions statutaires : identifier les acteurs de la coopération, les mobiliser, les informer, les soutenir, les former et les valoriser. Cette architecture structure toute son action. Chaque brique s’appuie sur la précédente : on ne soutient bien que ce que l’on a d’abord identifié.

La France plusieurs RRMA. Ils fédèrent collectivités, associations et établissements autour de la coopération internationale. Le Réseau Guyacoop rejoint donc une famille nationale. Il porte une singularité considérant que la Guyane conjugue identité française, amazonienne, caribéenne et sud-américaine.

Six mois, une progression continue

La chronologie du semestre suit une logique limpide. Entre décembre 2025 et février 2026, l’équipe s’étoffe et pose les premiers jalons. Entre février et mars, l’animation territoriale démarre vraiment. En avril et mai, les chantiers thématiques et internationaux s’élargissent. En juin, la reconnaissance institutionnelle nationale vient couronner le semestre.

Cette progression traduit une méthode : consolider avant d’étendre, tester avant de généraliser.

Mobiliser le territoire : CaféCoop et séminaire du 29 mai

Le réseau a créé un rendez-vous à vocation de devenir un rituel : le CaféCoop. Sa première édition, le 26 mars à Cayenne, a réuni 19 participants autour de trois ateliers thématiques. Ces échanges ont fait émerger des pistes concrètes.

Le groupe de travail Jeunesse & Mobilité, lancé un peu avant, le 10 mars, a structuré le temps fort du semestre. Le 29 mai, à la Collectivité Territoriale de Guyane, le séminaire territorial sur la mobilité des jeunes a rassemblé plus de 60 participants et plus de 30 structures. La journée s’est achevée sur un aboutissement concret : l’évocation officielle du Comité de Mobilité de Guyane (COMOB). Ce comité coordonne désormais les acteurs, sans créer de structure administrative supplémentaire.

Deux chantiers internationaux : Sénégal et Guinée

Le réseau a aussi engagé la Guyane dans deux dynamiques internationales. Avec le Sénégal, une session de mise en réseau le 13 mai a fait émerger plusieurs pistes de jumelage : Kolibantang avec Mana, et Joal-Fadiouth en coopération tripartite avec la Martinique. Macouria, Papaïchton et Cayenne ont, elles aussi, confirmé leur intérêt.

Avec la Guinée, le réseau a engagé une première prise de contact. Ce chantier reste une ébauche, mais il ouvre une perspective claire pour le second semestre.

Une reconnaissance institutionnelle actée

Juin 2026 restera le mois de la reconnaissance. Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a signé une convention triennale avec le réseau. Cette signature ancre durablement le Réseau Guyacoop dans les dispositifs nationaux de coopération.

Le réseau a également intégré le réseau national des opérateurs Territoires Volontaires. Cette intégration lui donne les moyens d’accompagner les collectivités dans l’envoi et l’accueil de volontaires internationaux.

Sur le terrain, le réseau a franchi une étape supplémentaire : l’assistance à maîtrise d’ouvrage. Il a signé deux conventions au titre du programme européen VIES Caraïbes, avec les communes de Macouria et de Mana. Quatre communes guyanaises participent désormais à ce programme, aux côtés de France Volontaires.

Un rayonnement affirmé

Le semestre a aussi renforcé la visibilité du réseau. La Ville de Cayenne a rejoint le réseau début 2026. Cette adhésion consacre une assise territoriale complète, du littoral à l’intérieur, jusqu’au chef-lieu guyanais.

Le réseau s’est également doté de ses propres outils de communication : un site internet, une plaquette de présentation, une chaîne YouTube. Une parution dans le Guyamag n°145 a porté sa voix au-delà de son cercle immédiat. Trois canaux ont été renforcés ou créés durant le semestre : Facebook, LinkedIn et YouTube.

Le semestre en chiffres

Ce bilan se lit aussi en chiffres.

  • 6 événements (co)organisés
  • 5 collectivités membres
  • 3 newsletters diffusées 
  • 210 appels à projets et dispositifs
  • 2 conventions signées au titre du programme VIES Caraïbes

Ces chiffres racontent l’histoire d’une structure qui passe de l’intention aux actes.

Cap sur le second semestre 2026

Le réseau poursuivra également ses chantiers. Sont notamment en vue : les ateliers du groupe Environnement & Eau, la mise en relation avec le Sénégal, l’approfondissement de la piste guinéenne, et les premières mobilités du programme VIES Caraïbes vers le Suriname, le Brésil et le Guyana.

Un bilan à consulter en détail

Ce résumé donne les grandes lignes d’un semestre dense. Pour aller plus loin, le rapport complet détaille chaque action, chaque partenariat et chaque indicateur.

Le Réseau Guyacoop poursuit sa structuration avec la même exigence. Rendez-vous au second semestre pour la suite de cette dynamique.

Réseau Guyacoop

La Guyane s’engage sur la scène mondiale. Guyacoop, Réseau Régional Multi-Acteurs reconnu par l’État français, réunit les forces vives du territoire, communes, associations, jeunes, institutions, pour construire une coopération internationale concrète, équitable et durable.

Informations pratiques

Guyane française,

L’Accordeur – 1, rue Roland Barrat 97300 Cayenne

Mail : direction@guyacoop.fr

 

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