PEPR MOBIDEC 2026 : la France lance un appel à projets pour décarboner les mobilités

  • Date de lancement : 1 juillet 2026 | Date de clôture : 17 septembre 2026
  • Financeur(s) : non précisé

France 2030 ouvre le second appel à projets du programme PEPR MOBIDEC. Ce dispositif finance la recherche sur la digitalisation et la décarbonation des mobilités. Il mobilise un budget de 6,5 millions d’euros. Les chercheurs guyanais peuvent y trouver un terrain d’innovation particulièrement fertile.

Un programme national doté de 30 millions d’euros

Le PEPR MOBIDEC est né en 2023. Ce Programme et Équipement Prioritaire de Recherche s’inscrit dans le volet dirigé de France 2030. Il bénéficie d’un budget total de 30 millions d’euros.

Sa mission reste claire : accélérer la création de connaissances sur la décarbonation des mobilités et structurer une communauté de recherche autour des données de mobilité. Il rassemble ainsi chercheurs, opérateurs de transport et collectivités autour d’un objectif commun.

Trois grands axes guident ce programme depuis son lancement :

  • améliorer la connaissance des mobilités des personnes et des biens ;
  • progresser dans la collecte et le traitement des données de mobilité ;
  • permettre le déploiement d’outils d’aide à la décision publique.

Un second appel à projets doté de 6,5 millions d’euros

Aujourd’hui, le PEPR MOBIDEC publie son second appel à projets. Ce dispositif renforce l’impact du programme à moyen et long terme. Il complète les travaux déjà engagés par trois projets ciblés et quatre projets lauréats du premier appel.

Cet appel s’adresse aux établissements français d’enseignement supérieur et de recherche. Les équipes doivent mobiliser au moins deux établissements différents. Le montant de l’aide varie entre 600 000 € et 1,625 million d’euros par projet. La durée du projet doit se situer entre 36 et 42 mois.

Quatre axes thématiques pour orienter la recherche

L’appel à projets s’organise autour de quatre axes prioritaires. Chaque proposition doit s’inscrire dans au moins l’un d’entre eux.

Axe 1 : Mobilités en territoires peu denses

Ces territoires cumulent plusieurs difficultés. Ils dépendent fortement de la voiture individuelle et souffrent d’une offre de services mal répartie. Par conséquent, les projets doivent développer une connaissance fine des besoins de mobilité et proposer des leviers de décarbonation adaptés à ces contextes spécifiques.

Axe 2 : Données et traitement à différentes échelles

Les données de mobilité restent nombreuses mais souvent fragmentées. Les chercheurs doivent donc développer des méthodes innovantes pour les croiser et les enrichir. Ces travaux amélioreront la connaissance des bassins de mobilité, tout en respectant la confidentialité des données.

Axe 3 : Intermodalité

L’objectif consiste à réduire l’autosolisme. Pour cela, les projets doivent articuler les différents modes de transport et encourager le rabattage vers des modes décarbonés. Vélo, marche, transports collectifs et covoiturage entrent dans cette logique de complémentarité.

Axe 4 : Évaluation des impacts environnementaux de la décarbonation

Ces impacts touchent directement les populations locales – qualité de l’air, bruit, qualité de vie – mais restent souvent mal mesurés. Les projets doivent donc proposer des outils de suivi fin, à différentes échelles territoriales.

Un processus de sélection en deux phases

La candidature suit un parcours structuré en deux étapes distinctes.

1. Dépôt d’une lettre d’intention

Chaque équipe dépose une lettre d’intention de trois pages maximum, présentant les objectifs du projet et le consortium envisagé. La date limite est fixée au 17 septembre 2026, à 11h (heure de Paris). Un comité interne au PEPR MOBIDEC examine ensuite ces lettres.

2. Dépôt d’un dossier complet

Les équipes présélectionnées déposent un dossier complet de quinze pages maximum. La date prévisionnelle de dépôt est fixée au 15 décembre 2026. Un jury international d’experts, mis en place par l’ANR, évalue alors chaque proposition.

À l’issue de ce processus, l’ANR établit une liste de projets recommandés pour financement. Le Premier ministre arrête ensuite la décision finale, après avis du comité de pilotage ministériel.

Des critères d’excellence et d’impact rigoureux

Le jury examine chaque projet selon trois grandes catégories de critères :

  • L’excellence scientifique : clarté des objectifs et caractère novateur de la méthodologie.
  • La qualité du consortium : expertise du responsable de projet et complémentarité des équipes.
  • L’adéquation avec les objectifs du PEPR MOBIDEC : impacts économiques et sociétaux attendus.

Par ailleurs, plusieurs principes transversaux guident la sélection : la souveraineté des données constitue un enjeu majeur ; les projets doivent aussi respecter des critères d’éthique et de frugalité numérique. Enfin, la réplicabilité des résultats reste un objectif central : un projet testé sur un territoire doit pouvoir s’adapter ailleurs.

Qui peut candidater à cet appel ?

Les bénéficiaires directs de l’aide sont les établissements français de recherche et d’enseignement supérieur. Toutefois, le dispositif encourage fortement la mobilisation d’acteurs socio-économiques.

Les collectivités territoriales peuvent s’associer aux projets. Elles apportent leur connaissance du terrain et facilitent l’accès aux données locales. Les entreprises, notamment les opérateurs de transport, peuvent aussi rejoindre les consortiums. Cependant, ces partenaires socio-économiques ne reçoivent pas de financement direct de l’ANR : ils apparaissent comme partenaires non financés.

Cette collaboration reste précieuse. Elle permet aux chercheurs d’accéder à des terrains d’expérimentation concrets, et offre aux acteurs de terrain un accès direct aux avancées scientifiques les plus récentes.

La Guyane, un territoire d’innovation pour la recherche sur les mobilités

Le contexte guyanais résonne particulièrement avec les enjeux de cet appel à projets. Le territoire cumule en effet plusieurs défis spécifiques : les discontinuités territoriales compliquent la mise en place de solutions de transport classiques, les mobilités restent souvent contraintes par l’éloignement et le relief, et les données disponibles sur la mobilité guyanaise demeurent éparses.

Ces difficultés constituent pourtant de véritables opportunités scientifiques. Un projet de recherche ancré en Guyane peut ainsi innover sur des méthodes adaptées aux territoires peu denses, et modéliser des solutions de mobilité originales, transposables à d’autres régions ultramarines ou isolées.

Par conséquent, les établissements de recherche et les collectivités guyanaises gagnent à examiner cet appel à projets. Une recherche menée depuis la Guyane pourrait faire référence bien au-delà des frontières régionales.

Le Réseau Guyacoop suit avec attention ce type de dispositif national. Le réseau reste disponible pour orienter les acteurs guyanais intéressés vers les ressources et contacts nécessaires à leur candidature.

Réseau Guyacoop

La Guyane s’engage sur la scène mondiale. Guyacoop, Réseau Régional Multi-Acteurs reconnu par l’État français, réunit les forces vives du territoire, communes, associations, jeunes, institutions, pour construire une coopération internationale concrète, équitable et durable.

Informations pratiques

Guyane française,

L’Accordeur – 1, rue Roland Barrat 97300 Cayenne

Mail : direction@guyacoop.fr

 

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