Nos membres

Les frontières entre le local et le mondial s’estompent. Les enjeux de développement durable transcendent les périmètres administratifs. Dès lors, la capacité à tisser des alliances et à mutualiser les forces devient primordiale. C’est le principal marqueur de la résilience institutionnelle. Pour les collectivités, associations, établissements de recherche ou acteurs économiques de Guyane, l’heure n’est plus à l’action isolée. Ainsi, ils doivent construire un écosystème fédérateur. Cet écosystème porte haut les ambitions du territoire sur la scène internationale.

Fruit d’une maturation collective, le réseau Guyacoop s’impose aujourd’hui comme la pierre angulaire de cette architecture nouvelle.

Une plateforme multi-acteurs adossée à une légitimité institutionnelle

Le Réseau Guyacoop a été créé en janvier 2025 à l’initiative conjointe de Mana, Macouria, Sinnamary et Maripasoula. Elles ont reçu le soutien affirmé de la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG). Réseau Guyacoop, pour Réseau Guyane Coopération Internationale, est bien plus qu’une simple association. En réalité, il constitue le Réseau Régional Multi-Acteurs (RRMA) de la Guyane. Cette reconnaissance est octroyée par les pouvoirs publics. Elle désigne la structure de référence pour fédérer l’ensemble des parties prenantes. Ces dernières sont engagées dans la coopération et la solidarité internationales.

Ce label RRMA n’est pas anecdotique. Il ancre Guyacoop dans une dynamique nationale. Celle-ci est pilotée par la Conférence Inter-RRMA (CIRRMA). Elle est reconnue par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Ainsi, le réseau ne se contente pas de réunir des bonnes volontés. Il s’inscrit dans une politique publique cohérente. De plus, il bénéficie d’une feuille de route claire pour la période 2026-2031. Cette feuille de route est validée par les partenaires institutionnels. Le réseau est porté par un président engagé, M. Albéric Benth (également maire de Mana). Par conséquent, le RRMA Guyacoop incarne la convergence vertueuse entre la base territoriale et le soutien de l’État.

Du diagnostique à l’action

Intégrer le réseau Guyacoop, c’est accéder à un creuset d’appuis techniques et stratégiques. Elles sont méticuleusement articulées. Loin de se limiter à une simple mise en contact, la démarche du réseau repose sur plusieurs piliers.

  • La professionnalisation des acteurs et l’accès aux financements. Le labyrinthe des dispositifs de l’aide publique au développement (APD) est complexe. Les appels à projets européens le sont tout autant. L’isolement y est une source d’échec. C’est pourquoi le réseau propose des programmes structurés incluant des formations, des accompagnements individualisés et des conseils techniques. Ainsi, chaque porteur de projet peut naviguer avec assurance.
  • L’animation territoriale et l’ingénierie de projet. Le réseau dispose d’une représentation territoriale complète. C’est ainsi qu’il assure une présence de proximité avec une veille active sur l’ensemble du territoire guyanais. Cette force de frappe permet d’identifier les besoins. Nous arrivons ainsi à coordonner des initiatives locales et et à participer aux instances de développement.
  • La valorisation et le plaidoyer. Isolé, un acteur peine à faire entendre sa voix. En réseau, cette voix devient collective et gagne alors en influence. Le réseau Guyacoop joue un rôle actif dans le plaidoyer. Il défend les intérêts guyanais dans les enceintes européennes et internationales. En outre, il offre à ses membres une vitrine commune via ses canaux de communication partagés.

L’intelligence collective en action pour coopération décentralisée concrète

Au-delà du discours, ce sont les réalisations concrètes qui mesurent la portée d’un réseau. L’histoire du réseau Guyacoop est récente. Pourtant, elle est déjà jalonnée d’initiatives probantes.

Le 18 février 2025 a marqué un tournant décisif. Ce jour-là, une convention-cadre de partenariat a été signée. Le partenaire est l’Association des Communes de l’Atlantique et du Littoral (ACAL) au Bénin. Ce jumelage stratégique, d’une durée de trois ans, illustre une capacité remarquable. En effet, Guyacoop sait nouer des alliances Sud-Sud porteuses de sens. Les axes de collaboration sont variés : eau et assainissement, agriculture durable, digitalisation des services publics, promotion d’une diplomatie territoriale proactive.

Par ailleurs, les premières Assises de la coopération et de la solidarité internationale ont eu lieu les 19 et 20 juin 2025 à Cayenne. Elles ont réuni l’ensemble des parties prenantes : élus, société civile, experts du Suriname, du Brésil et d’ailleurs. Ces assises ont servi de catalyseur. Elles ont permis de restituer le « Diagnostic de mondialité de la Guyane ». Elles ont aussi co-construit une vision prospective de la coopération à l’horizon 2030.

Pour une plus-value systémique

La question n’est plus seulement de savoir pourquoi intégrer un réseau. Il faut aussi et surtout mesurer ce de quoi l’on se prive en restant en marge. Adhérer à au réseau Guyacoop Internationale, c’est transformer sa posture stratégique. Cela se fait de trois manières fondamentales.

  • Renforcer sa légitimité et sa visibilité. Dans un environnement concurrentiel, être membre d’un RRMA labellisé est un gage de sérieux. C’est aussi une preuve de professionnalisme. Ce label agit comme un accélérateur de confiance. Il rassure les bailleurs de fonds et les partenaires institutionnels.
  • Mutualiser les compétences et les ressources. En intégrant la communauté d’acteurs, chaque membre bénéficie d’un effet de levier inégalé. Cela passe par la mutualisation des coûts de formation, le partage d’outils spécialisés et la mise en commun des retours d’expérience. C’est l’avantage comparatif de l’intelligence collective. Il se substitue à la logique de l’éparpillement.
  • Peser sur les dynamiques territoriales. Rejoindre Guyacoop, c’est participer à l’écriture de l’avenir de la Guyane. Concrètement, on contribue à faire évoluer les politiques publiques. On oriente les financements vers les secteurs prioritaires : filières agricoles, énergies renouvelables, économie circulaire. Enfin, on assoit durablement la présence du territoire au sein des réseaux d’influence régionaux. Cela se fait notamment dans le cadre du Programme Interreg Amazonie 2021-2027.

Un ancrage territorial au service de la solidarité internationale

Les membres du réseau bénéficient également d’un accès privilégié. Cet accès concerne les outils de la coopération transfrontalière. En raison de sa position géostratégique, la Guyane constitue une porte unique sur l’Amazonie. Dans la collaboration avec le Brésil (État de l’Amapá) et le Suriname, le RRMA Guyacoop agit comme un facilitateur reconnu. Il structure des projets communs autour de la biodiversité, de la santé, de l’éducation ou de la gestion des risques naturels.

Faisons le pari de l’interdépendance pour un développement ancré et durable

Dans un monde globalisé, l’influence ne se décrète pas. Elle se construit patiemment, par l’établissement de liens solides et la confiance mutuelle. Nous incarnons cette philosophie de l’action. Cela passe par un arsenal stratégique qui sert celles et ceux qui refusent de considérer la coopération internationale comme une simple annexe. Celles et ceux qui la voient au contraire comme le cœur battant d’un développement inclusif et durable.

Ainsi, pour toute organisation soucieuse de déployer son action au-delà de ses frontières, l’intégration au sein du Réseau Guyacoop devient une évidence puisqu’elle permet de renforcer l’impact de ses initiatives. Elle contribue activement à la construction d’un territoire plus résilient et plus solidaire.

Nos forces vives

Collectivité Territoriale de Guyane (CTG) : Pilier de la coopération transfrontalière en Amazonie (Interreg, Brésil, Suriname) et acteur engagé aux côtés des communes pour faire rayonner la Guyane à l’international
Mana : collectivité territoriale, membre fondateur du réseau. Elle développe, grâce à la facilitation du réseau Guyacoop, des partenariats durables avec le Bénin (commune de Tori-Bossito) pour soutenir des projets d’assainissement et des mobilités citoyennes.
Maripasoula : Plus vaste commune de France, engagée dans la coopération transfrontalière pour préserver l’eau et la biodiversité amazonienne et partenaire-clé du consortium avec Mana, Sinnamary et Macouria
Macouria : Partenaire actif du consortium intercommunal (Mana, Sinnamary, Maripasoula) aux côtés de la CTG et fer de lance de la coopération avec Grand-Popo (Bénin) et Zé (Bénin)
Sinnamary : Engagée dans la coopération avec le Bénin (Grand-Popo, Ouidah) via des missions de service civique pour les jeunes et membre fondateur actif du réseau
Cayenne : Collectivité membre de premier rand aussi, dont l’action internationale s’appuie sur le patrimoine, l’éducation et le dialogue entre les cultures pour renforcer son attractivité régionale
Guyane Tech (French Tech Guyane) : Labellisée French Tech, la communauté fédère les acteurs de l’innovation et du numérique en Guyane, soutient les entrepreneurs locaux et œuvre pour le rayonnement international du territoire
logo de la chambre d'agriculture-de Guyane
Chambre d’Agriculture de Guyane (CAG) : Partenaire du Cirad dans des programmes de recherche agroécologique (lutte biologique) et de coopération transfrontalière (Suriname) pour soutenir la souveraineté alimentaire
Association Perspectives Femmes Et Avenir Guyane (PerFA) : Basée à Macouria, elle favorise l’autonomisation des femmes et des jeunes via des programmes européens (Erasmus+) et des partenariats avec la DAREIC, soutenant la mobilité et l’inclusion
Fédération Départementale des Maisons Familiales Rurales de Guyane : Basée à Mana et créée en 2008, elle œuvre à l’insertion des jeunes (y compris décrocheurs) par la formation en alternance, avec des projets soutenus par les fonds européens

Réseau Guyacoop

En qualité de réseau régional multiacteurs reconnu de Guyane,  nous fédérons collectivités, institutions et acteurs engagés autour d’une coopération décentralisée ambitieuse, solidaire et durable.

Informations pratiques

Guyane française, Cayenne,

Rue du Dr Barrat &, Rue J. Catayée,

L’Accordeur – Groupe Aprosep  ; Bureau 12.

 

 

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logo de France volontaires
logo de la CTG collectivité territoriale de Guyane